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Madoff

Deminor représente activement les intérêts d'investisseurs ayant investi dans les « fonds Madoff » depuis le mois de décembre 2008. Des procédures judiciaires ont été lancées au Luxembourg, aux Pays-Bas et à Monaco contre différentes parties, principalement les banques et les commissaires aux comptes que nous considérons comme responsables des pertes subies par les fonds et leurs investisseurs.

 

Le groupe de Deminor se compose de plus de 2.500 investisseurs, qui ont collectivement perdu environ EUR 400 millions. Le groupe de Deminor est probablement le plus grand syndicat d'investisseurs actif sur le dossier Madoff, non seulement en Europe mais également au niveau mondial.

 

Plus de deux ans et demi après que le scandale Madoff ait éclaté, les investisseurs continuent de s'interroger sur la partie de leur investissement qui peut être potentiellement récupérée. La situation est devenue extrêmement complexe, vu les litiges en cours à différents niveaux, que ce soit au niveau du « US Trustee » (Irvin Picard), des liquidateurs judiciaires des fonds Madoff et des investisseurs eux-mêmes contre les fonds et leurs prestataires de services. Le US Trustee a également poursuivi les fonds Madoff afin de récupérer autant d'argent que possible (procédures dites de « claw back »), ce qui a complexifié davantage le dossier.

 

Exception faite de l'accord à l'amiable conclu au début du dossier avec la banque Santander, aucun autre prestataire de services des fonds n'a essayé de régler le dossier à l'amiable avec les investisseurs.

 

En dépit de l'existence d'importantes preuves démontrant que des banques telles qu'UBS, HSBC et Citco, et des sociétés d'audit comme Ernst & Young et PriceWaterhouse Coopers, ont manqué à leur devoir de surveillance des activité de BMIS (Bernard Madoff Investment Securities LLC) et, dans certains cas, ont même choisi de cacher d'importants risques aux investisseurs, elles n'ont pas, à ce jour, proposé de compensation aux investisseurs.

 

Au contraire, dans presque toutes les actions judiciaires en cours, les banques et les commissaires aux comptes emploient tous les moyens possibles pour retarder le débat sur le fonds du dossier. Bien qu'elles soient en droit d'être convaincues de ne pas avoir commis de faute, il nous apparaît être dans l'intérêt de tous de laisser un tribunal trancher le fonds du dossier.

 

La tactique procédurale employée par les parties adverses fait perdre du temps et engendre des coûts inutiles pour toutes les parties concernées. Certaines de ces tactiques sont déraisonnables et en particulier au Luxembourg, nous sommes étonnés de voir que les tribunaux les acceptent de manière tacite.

 

L'incertitude juridique ne va pas aider à la résolution du dossier. Si les banques et les commissaires aux comptes pensent que les investisseurs songent à abandonner leur combat, fatigués par les jeux procéduraux sans fin joués par les parties adverses, ces dernières ont simplement tort.

 

Les efforts du US Trustee et le marché "distressed" qui s'est récemment développé sur les investissements Madoff offrent des mécanismes de compensation comparables à ceux mis en œuvre par certaines banques dans le cadre de la faillite de Lehman Brothers.

 

Il y aura assurément un coût important à prendre en charge par les banques et les commissaires aux comptes impliqués dans le dossier, cependant, sur base de leur propre étude du dossier, ceci ne devrait pas être une surprise. En outre, il peut être avancé que les parties souhaitant régler rapidement le dossier seront avantagées.

 

Pour plus d'information au sujet de Madoff, veuillez nous envoyer un email à madoff@deminor.com